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europe

  • Le Nouvel échiquier

     

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    De l'autre côté du miroir

    Sur l'autre versant

    Biseauté du réel

    Comme carte tricherie

    Je suis le cavalier blanc

    Le pion perdant

    D'un jeu perdu.

    Alice,

    Sur un autre plan

    D'ordonnées et d'abscisses

    Béant et géant.

     

    De l'autre côté du miroir

    Sur l'autre versant, biaisé

    Des prédateurs

    En dépit des surfaces polies

    Je suis le cavalier blanc

    L'antidote, Alice

    Qui s'affranchit des règles - entre joueurs

    Tête première au trot marché

    Brique par brique

    retrouve l'intégralité

    Des espaces

     

    De l'autre côté, en l'abysse d'un reflet

    Je suis le verdict aux phantasmes

    Le cavalier d'une armée chancelante

    Autant de mésalliances

    Dont il faut renier

    Les commandements

    Je brise la défense

    D'un roi impotent

    Qui exerce son pouvoir de nuisance

    Comme une dernière forme

    D'hégémonie.

     

    De l'autre côté du miroir

    Sur le versant inverse,

    Les stratégies barbares

    Qui font d'hier demain ;

    Pour rester dans un jeu sénile

    de ressentiments

    Il faut jouer double

    Dollar - Rouble

    Avant que ne prennent le feu

    Aux terres démembrées du centre

    Comme il a été instillé ailleurs

     

    De l'autre côté du miroir

    Finir enfin par descendre

    L'ubac pentu comme un hoquet

    Ce versant impossible

    Où la huitième case fait l'arène.

    Je suis le cavalier blanc,

    Le pion proche qui s'éloigne, Alice

    De l'autre côté de la négation

    Je ne peux m'entrainer à croire

    Leurs fadaises

    Deux demi-heure chaque jour.

     

  • Incipit - La Volonté de décision (I)

    Je commence aujourd'hui la mise en ligne d'un court essai politique que je publierai en dix fragments comme un feuilleton à périodicité aléatoire, entre un et trois jour. Le premier épisode ci-dessous.

     

    I

     

     

    J'avais noté dans un carnet, il y a quelques temps des mots très durs sur l'Europe ; je ne les rapporterai pas. Ce n'est pas qu'ils dépassaient ma pensée ou que je serai prêt à en retrancher aujourd'hui le moindre terme mais ils pourraient simplement prêter à confusion, ou méprise. Et je ne souhaite pas cette confusion, ni méprise. Les mots que j'avais noté, je tiens simplement à souligner cette nuance, ne dénigraient pas, au contraire, la belle idée nobelisée d'Europe, comme possibilité d'un espace de paix, d'échanges et de démocratie mais une situation en particulier que nous pourrions appeler « Union européenne actuelle » face à la question de ses institutions. Ils exprimaient la crainte de la dépossession du pouvoir pour chaque citoyen ou de son sentiment de déprise lorsque les centres décisionnaires sont élus comme qui dirait par ricochet ou de façon indirecte, loin de l'électeur premier et familiarisé avec des pouvoirs nationaux et de proximité sur lesquels il agit directement et peut sanctionner à son gré, car il est étonnant de voir à quel point d'élection en élection intermédiaire le peuple aime à manier la férule et punir ceux en qui il a espéré hier. Ces critiques et contestations n'ont sans doute rien d'original – sont peut-être même de circonstance – tant les institutions européennes sont tancées de tout bords de la part des souverainistes de gauche et de droite criant à la conspiration technocratique et à la liquidation des valeurs nationales, comme de la part de certains européïstes même, développant une critique utilitariste selon laquelle les institutions actuelles ne seraient pas suffisante pour répondre à la crise économique et devraient être approfondies : budget européen, mutualisation des dettes, réforme de la banque centrale ou de la fiscalité... des propositions qui vont toutes dans le sens de plus de synergies entre politiques nationales, voire imposent à elles des corps décisionnaires communs. Faut-il le dire cet utilitarisme simple n'effleure qu'à peine les points cruciaux de démocratie, de transparence et d'adhésion populaire et s'apparente en quelque sorte à un empirisme du moindre ? L'approche généalogique du problème de la « décision » en France et en Europe apporterait des éléments me semble t-il décisifs pour comprendre dans leur nature ces institutions et non pas simplement de façon très superficielle dans leur forme. Voilà pourquoi les critiques qui en découlent sont différentes puisqu'elles sont des critiques de nature et non pas de forme comme celle des européïstes réformateurs ni de fait comme le refus des souverainistes.

     

     

  • [Qu'auront appris les Ukrainiens...]

    Qu'auront appris les Ukrainiens ces derniers jours ?

    Que l'Europe est fille de mensonge.