Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L'attachement 2

    Des fils, des liens, des attaches nous lient les gênes.

    Lisent des sentences.

                                                      Silence.

    Par quelle grammaire valent-ils ? Ou se nouent-ils ? Ou par quelle loi physique : la théorie des cordes ?

    Quel imbroglio nous empêtre la langue ? Cette langue comme un piège, une colonisation rentrée, une ramification vers l'autre impossible, tissant sa toile dans une géométrie féminine et impeccable de triangles – adiposité de langage dont sommes la proie.

    Que trame ce fil qui nous enchaîne ?

    Une commune jettature.

     

     

    Tu peux me faire bien des reproches, comme de manquer de retenu,

    Mais l'être est dans le don.

    Son principe élémentaire est une force de libération que seul un élargissement effectif peut apaiser, c'est tirer, se défaire. Avant le Verbe, avant l'œuf et la poule il dût y avoir une volonté d'extériorisation, une centralité massive insupportable et maximale jusqu'à l'éparpillement.

                                                     − de là est né le langage.

                                                     − de là l'Autre à été tiré

                                                                                               aux forceps

    Comme c'est difficile de se défaire, mieux vaut encore mal faire ou faire de façon irréversible et radicale : autant couper que de démêler l'écheveau,

                                                  les filaments glaireux et solide de l'onirisme.

     

     

    Il faudrait la patience de l'animal pour arriver à sa faim.

    Pris dans les rets, la bête dont araignée veut la substance.

    C'est bête une mouche.

    Parfois je me sens mouche à éviter les miroirs.

                                                  Sans défense.

                                      Vulnérable.

    Je voudrais pourtant être pour toi, autre chose qu'un enfant, ma louve, ton louveteau,

    Débarrasser ma bouche des solitudes où nous irons nous marier.

    J'ai besoin d'une veilleuse de nuit.

     

     

    Oserai-je. Oser. Oserai-je oser.

    Je saurai parler quand on m'aura mis hors de moi, qu'auront cassés les fils de soie, fil de soi, et que seront tissés d'étoiles les plafonds.

     

  • France Inter

     

    Tu changes la fréquence
    101.1

    − Bach plutôt que France Info

    Même Wagner aujourd'hui

    Serait plus léger que les nouvelles du monde.

    Allongée sur le canapé,

    En peignoir, tu lis.

     

    A ton air maussade

    Je sens que tu espères trouver dans mes bras

    Une quelconque réassurance.

     

    Il y a sans doute une forme d’indécence

    A être heureux pendant les crises,

    Mais je m'en fous.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • L'attachement

     

    Je ne suis libre que dans l’attachement

    A toi aliéné.

     

    L’empressement lunatique que tu m’accorde

    Est-une retraite où j’entre aveuglement

    Je suis celui qui te suit

    Aveuglement

    Je ne veux pas la flamme

    Seulement la douce chaleur du réconfort

    Et tes soins miraculeux qui refermèrent mes plaies

    La mutinerie qu'inspire tes cillements.

     

  • Sans titre

    L’été enfin arrive…

    Pourquoi la plus douce des saisons porte le nom d’un participe passé ?

    Ne serait-il pas plus pertinent de l’appeler l’étant,

    Temps de l’être – présent – au paroxysme de sa potentialité après les rabougrissements de l’hiver ?

    Les temps meilleurs sont là.

    Ne bougez plus :

                                                               − Soleil !